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Navigation routière: systèmes fixes ou amovibles

Navigation routière: systèmes fixes ou amovibles
Juin 2007
Le Particulier pratique n° 325, article complet.
Auteur : PRUGNARD (Ghislain)

Les navigations intégrées ...appareils électroniques de guidage routier fixés à demeure dans la voiture, possèdent de nombreuses autres fonctions ; ils servent aussi bien d'autoradio que de lecteur de DVD. Les navigations indépendantes ...petits boîtiers à glisser dans sa poche ou à coller sur son pare-brise, servent à guider piétons et automobilistes sur les routes, à condition de recharger régulièrement la batterie de l'appareil.

Au hit-parade du produit high-tech le plus vendu, la navigation routière indépendante a dépassé, ces derniers mois, le téléviseur à écran plat... Grâce à des fonctions de plus en plus complètes, des prix toujours plus bas et une offre sans cesse croissante. Toutefois, parallèlement, existent de véritables centrales multimédia conçues pour la voiture, qui proposent simultanément l'autoradio et la navigation ; s'y ajoutent des fonctions vidéo, à commencer par la lecture de DVD, à visionner éventuellement sur des écrans individuels installés à l'arrière pour les passagers. Pour notre test, nous avons sélectionné trois navigations indépendantes – la Mio C520t, la Navman F20 et la TomTom GO 710 – et trois systèmes intégrés – l'Alpine BlackBird (en fait, un modèle intermédiaire entre les deux formules), le pack Kenwood NVD79GAT et le nouveau Pioneer Avic-D3.

Prix

Les installations de navigation dites fixes (ou intégrées) coûtent trois à quatre fois plus cher que les modèles indépendants. Mais ces derniers se limitent à vous guider (avec tout de même la fonction kit mains libres pour téléphone Bluetooth sur le Mio et le TomTom, le premier étant également d'origine un lecteur audio MP3), alors que les versions intégrées possèdent d'origine (ou en option pour l'Alpine) un lecteur de CD-DVD, un tuner radio, et sont en fait les centres de contrôle du son et de l'image dans la voiture. Mieux vaut acheter un navigateur, car en option payante avec le véhicule neuf, ce n'est jamais financièrement intéressant (sauf promotion spéciale où l'on vous en fait presque cadeau) : appareils obsolètes, mises à jour des cartes routières au prix fort... Ces mises à jour cartographiques coûtent normalement de 50 à 100 € tous les deux ans. On considère que 30 % des routes sont modifiées chaque année (nouveaux ronds-points, changements de sens uniques, de noms ou de numérotation de rues, de bretelles d'accès aux voies rapides, etc.). En outre, on peut entrer dans l'appareil des repères qui s'ajoutent aux données purement cartographiques de guidage ; ce sont les fameux points d'intérêt (POI), au premier rang desquels figurent... les emplacements des radars. Les possibilités d'ajout sont quasi infinies : hôtels, stations-service, parkings... Avec aussi des mises à jour payantes.

Fonctions

Mobiles ou fixes, ces navigateurs ne vous guideront que sur les routes, petites ou grandes. Ne comptez pas sur leurs cartes pour faire une randonnée en montagne... Seul un modèle spécifique, l'Evadeo, conçu par l'Institut géographique national, permet de télécharger des cartes d'état-major en plus de sa cartographie classique.

Les versions intégrées complètes, comme le Kenwood ou le Pioneer, peuvent fonctionner en mode bizone : il est ainsi possible d'envoyer le son et l'image d'un DVD vers des écrans et des casques audio pour les passagers de la banquette arrière, tandis que le conducteur et le passager avant, eux, écoutent la radio (ou un baladeur audio), tout en bénéficiant des renseignements de navigation, annoncés et visualisés chaque fois que l'appareil le juge nécessaire.

Enfin, il existe une fonction complémentaire très utile : l'annonce des conditions de circulation en temps réel : bouchons, travaux, accidents. Ce système, baptisé TMC ou V-Trafic, équipe désormais indifféremment les navigations indépendantes et intégrées, parfois d'origine, parfois en option payante. Malheureusement, en tout cas en France, ce service est encore d'une fiabilité toute relative, et, la couverture territoriale limitée. Il peut suffire, cependant, à justifier l'achat d'un navigateur indépendant doté de cette fonction pour vos trajets quotidiens entre domicile et lieu de travail si ceux-ci concernent les grandes villes. Mais demandez, si possible, une démonstration in situ, sur votre parcours réel, et aux heures où vous circulez habituellement.

Installation

Complexe, la pose d'un système de navigation in­té­­gré sera confiée, la plupart du temps, à un professionnel. Si vous changez de voiture, il faudra prévoir de désinstaller l'appareil, puis de le réinstaller dans votre nouveau véhicule.

En revanche, les modèles indépendants sont conçus pour être enfichés en un instant dans leur support – qui s'applique sur le pare-brise via une grosse ventouse. Ils peuvent ainsi passer rapidement d'un véhicule à un autre (ou vous suivre à vélo, à pied ou à cheval). Mais il peut arriver que la ventouse perde son adhérence et que l'appareil vous tombe subitement sur les pieds (situation vécue une fois avec le Mio). Enfin, la liaison câblée avec la prise allume-cigare est une nécessité si le parcours dépasse une ou deux heures, car leur autonomie est réduite. Pour une longue balade à vélo, il faudra donc penser à éteindre le navigateur entre deux consultations. Ici, seul le TomTom, équipé d'une nouvelle batterie lithium-ion, a atteint les deux heures. Les deux autres matériels commencent à montrer des signes de faiblesse au bout de 80 minutes. Des trois modèles essayés, c'est le Mio qui nous a paru le plus facile à installer, car bien que disposant d'un écran relativement grand, il s'avère plutôt léger, et surtout très peu profond. Le TomTom a un boîtier bombé et épais qui déformera une poche ou un petit sac à main.

Facilité d'utilisation

Nos tests ont porté sur le calcul du temps de mise en service des appareils, puis sur la facilité d'entrer une destination. Nous avons ensuite comparé directement les itinéraires choisis par chacun, ainsi que la durée et la justesse du second calcul en cas d'erreur volontaire de suivi du parcours recommandé. Première constatation : tous les appareils, indépendants comme intégrés, offrent des informations cartographiques bien détaillées et exactes. La précision des données envoyées par les satellites, “bridée” intentionnellement par les états-Unis à l'époque de la première guerre du Golfe, est désormais de quelques mètres seulement. Le Pioneer ou le Kenwood affichent un peu plus vite les grands itinéraires, mais ne sont pas forcément plus véloces pour les recalculer instantanément après une erreur du conducteur.

L'écran est toujours bien visible. Celui des indépendants est plus petit que celui des appareils intégrés, mais plus à portée de regard, ce qui compense. De toute façon, au bout d'un moment, on ne le regarde plus, et l'on se fait guider à la voix. Seul souci à redouter (pour les navigations indépendantes), le traitement athermique du pare-brise, qui empêcherait les ondes satellites de le traverser. Ici, nous n'avons rencontré aucun problème, tant avec le Mio qu'avec le TomTom. Nous ne saurions toutefois trop vous recommander d'effectuer un essai dans votre propre véhicule, avec le modèle convoité. Sachez aussi que la zone périphérique des pare-brise (celle matérialisée par une bande noire semblant percée de petits trous transparents) n'est pas athermique, et laisse normalement passer les informations des satellites.

En conclusion, les appareils intégrés, s'ils ne sont pas les plus simples à programmer compte tenu de la multiplicité de leurs fonctions, sont tout de même plus rapides dans leurs réactions que les navigateurs indépendants, et possèdent un atout essentiel : un suivi de qualité, y compris dans les longs tunnels. Cela parce que leur électronique est reliée au capteur de vitesse de la voiture, et aussi parce qu'ils comportent un gyroscope, capable de prendre en compte les demi-tours rapides ou les changements de cap incessants (routes de montagne). Cela dit, les navigations indépendantes récupèrent très vite le signal GPS perdu. Les prochaines générations intégreront des micro-accéléromètres, qui compenseront ces petites lacunes actuelles.

Ghislain Prugnard


Mots-clés :

AUTOMOBILE , GPS




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