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Décryptage : les nouveaux codes de la location de voitures

Décryptage : les nouveaux codes de la location de voitures
Juin 2008
Le Particulier pratique n° 336, article complet.
Auteur : BARRON (Edwige)

Louer une voiture pour un week-end ou quelques heures... Une pratique qui se démocratise. Les contrats des loueurs s'assouplissent.

T endance de fond pour la location de voitures, la clientèle loisirs devance maintenant celle des professionnels. Les entreprises ont, en effet, réduit la voilure ou négocié d'autres types de contrats. Si le secteur connaît une légère faiblesse (– 4,80 %) après des années de progression, c'est donc la conséquence de ce retrait des sociétés. Les particuliers, eux, louent de plus en plus, cette pratique s'étant banalisée et démocratisée. Les locations de courte durée, de 1 à 3 jours, se développent particulièrement (+ 3 %). Le déplacement effectué est alors bref, environ 100 km par jour. Les forfaits prévoient, d'ailleurs, 250 km par jour, 90 % des clients ne dépassant pas ce kilométrage. Et les loueurs vont encore plus loin pour donner de la souplesse à ces petits trajets : ils se sont convertis à l'autopartage. Avec Okigo, qu'Avis vient de lancer, où le consommateur peut louer pour quelques heures, ou Ada Malin, en plus sommaire, l'autopartage, créé dans un esprit associatif, entre dans l'ère industrielle. Les parkings Vinci sont même de la partie

Les habitants non motorisés des métropoles peuvent ainsi faire un tour à Ikea, dans une grande surface de bricolage, ou organiser une sortie pour moins cher qu'autrefois. Pour un Parisien, aller s'oxygéner un après-midi à Rambouillet revient à 60 €, carburant compris (+ 10 € d'abonnement mensuel), alors que, jusque-là, il fallait payer pour 24 h, soit 81 €.

évidemment, les contraintes ne sont pas les mêmes. L'autopartage implique de ne pas salir la voiture (sinon 30 € sont facturés en sus), et de la rendre à temps, tandis que la location traditionnelle tolère une heure de battement. Et il n'est possible de prolonger, sur simple appel, le contrat que si le véhicule n'est pas déjà retenu. Moins de souplesse, donc, qu'avec la prestation classique, où les flux de véhicules sont moins tendus. Bien que, partout, la tendance soit à la réduction des immobilisations.

Les locations à la descente de train ou d'avion augmentent. Nous apprécions de moins en moins les longs périples automobiles, et posséder une voiture n'est plus un must. La valeur d'usage prime maintenant sur la propriété pour ce type de bien. Et même si les prix des loueurs ont grimpé de presque 5 % en un an, ils restent relativement accessibles : 87 € le week-end en catégorie A.

La clientèle rajeunit et vieillit à la fois... Si la majorité des locations est encore le fait de la population adulte active, les extrêmes progressent, avec davantage de moins de 25 ans et de plus de 55 ans, d'étudiants et de seniors. Mais pour profiter de cette formule, les jeunes conducteurs doivent toujours attendre d'avoir 21 ans et 2 ans de permis, leur taux de sinistre étant de deux à trois fois plus élevé que la moyenne.

Edwige Barron


Mots-clés :

AUTOMOBILE , LOCATION




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