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L'accès au crédit reste difficile pour les malades

L'accès au crédit reste difficile pour les malades
Novembre 2002
Le Particulier n° 959, article complet.
Les personnes souffrant ou ayant souffert d'une maladie grave se voient souvent refuser un prêt faute d'être admises à l'assurance décès-invalidité-maladie exigée par le prêteur. Pour pallier ces difficultés d'accès au crédit, une convention a été signée entre l'État, les banques, les assureurs et des associations de malades, le 19 septembre 2001.

Prêts refusés et surprimes encore d'actualité.

Un an plus tard, le bilan de cette convention est jugé modeste, voire quasi nul par les associations. "Nous continuons d'assister à la détresse de personnes ayant eu un cancer, à qui un prêt a été indûment refusé", souligne Françoise May-Levin, médecin cancérologue pour la Ligue contre le cancer. Même les personnes ayant eu un cancer il y a 10 ans, considérées comme guéries, doivent payer des surprimes. Autre exemple cité par Sida Info Services, un homme séropositif, sans symptômes ni traitement, s'est vu, pour couvrir le risque décès d'un prêt de 100 000 € sur 12 ans, proposer une prime de 33 000 €, soit 9 fois plus que la prime standard. La convention a bien instauré un dispositif de traitement de candidats à l'emprunt présentant des risques très aggravés, mais seulement une centaine de dossiers ont été examinés et une vingtaine acceptés avec des surprimes. Par ailleurs, selon une enquête de 60 millions de consommateurs, les banques appliquent mal la convention lors du traitement des demandes de prêt. Ainsi, alors qu'elles se sont engagées à ne pas faire remplir de questionnaire de santé pour les petits crédits (moins de 10 000 € sur 4 ans ou moins) si l'emprunteur a moins de 45 ans, la plupart des établissements exigent encore cette formalité.

Les assureurs se défendent.

En réponse à ces critiques, Claude Fath, de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) avance ses propres chiffres : "Sur 500 000 prêts immobiliers accordés au 1er semestre 2002, 30 000 personnes environ présentant des risques aggravés ont été acceptées, preuve que les assureurs assurent. Mais, poursuit-il, il est faux de faire croire qu'avec la convention, toute personne malade peut accéder à un prêt. Certains dossiers demeurent inassurables."

Mots-clés :

CREDIT , CREDIT IMMOBILIER , MALADE , MALADIE




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