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Organisez votre patrimoine pour en tirer des revenus

Organisez votre patrimoine pour en tirer des revenus
Juin 2004
Le Particulier n° 978, article complet.
Auteur : LEROUX (Eric)

Pour vivre de votre patrimoine ou en tirer un complément de revenus, vous n'êtes pas forcé de le bouleverser : utilisez d'abord vos placements actuels avant d'envisager la souscription de placements "à revenus" ou celle d'une rente viagère.

Privilégiez les placements dont les revenus sont peu ou pas imposés

Départ à la retraite, arrêt de travail ou période de chômage qui se prolongent, décès du conjoint, maladie grave : bien des événements peuvent se traduire par une baisse de vos revenus, ou un alourdissement de vos charges, et vous obliger à tirer de votre épargne, ou de votre patrimoine, le complément de ressources qui vous sera nécessaire. Vous pouvez aussi, si vous disposez d'un capital vraiment conséquent, envisager de vivre des revenus qu'il produira. Dans tous les cas, vous devrez évaluer si les sommes dont vous disposez sont adaptées à vos besoins, à leur durée, et à vos autres objectifs. Ainsi, si vous souhaitez par ailleurs transmettre à vos héritiers les capitaux et les biens dont vous tirez des revenus (intérêts, plus-values, dividendes, loyers...), vous ne pourrez en consommer qu'une partie : 100 000 € placés à 4,5 % procurent 4 500 € par an, mais si l'inflation est de 2 %, vous devrez en dépenser 2500 € seulement et en réinvestir 2000 € pour compenser l'inflation. Si, au contraire, vous ne comptez pas transmettre ces capitaux, vous pouvez prélever davantage que ce qu'ils rapportent et donc les consommer progressivement. Il faut alors évaluer, selon l'importance des sommes que vous prélèverez, en combien de temps cette source de revenus s'épuisera (voir p. 35). Si vous avez un besoin "viager" (votre vie durant) de ces revenus, il faut anticiper les conséquences qu'aurait une longévité exceptionnelle et examiner les atouts d'une rente viagère. Après avoir ainsi évalué vos besoins, une seconde phase de la réflexion concerne la restructuration éventuelle de votre patrimoine, et plus spécialement de votre épargne : certains de vos placements tournés vers la fructification et la capitalisation des intérêts (le capital augmentant régulièrement) doivent prendre un tournant, et vous devrez éventuellement envisager d'autres placements, plus spécifiquement destinés à produire des revenus.

Utilisez au mieux les placements que vous détenez déjà.

Les éléments de votre patrimoine à envisager en priorité sont vos placements financiers. Tous doivent être pris en compte, y compris ceux que vous avez souscrits dans un autre but que celui de vous procurer des ressources régulières. En effet, certains placements de capitalisation – pour lesquels les fruits de votre épargne ne sont pas versés régulièrement, mais s'ajoutent à votre capital pour fructifier à leur tour – peuvent assez bien se prêter à des retraits partiels pour compléter vos ressources. Si vos besoins ne sont qu'occasionnels (voyage, certaines grosses dépenses...), des retraits ponctuels suffiront. S'ils sont plutôt réguliers, vous pouvez éviter les démarches répétitives en automatisant ces prélèvements sur certains placements. Cette solution est plus confortable que de retirer votre épargne de ces placements pour la réinvestir sur des produits plus spécifiquement "à revenus", avec les frais et parfois les impôts que cette réorientation de votre patrimoine entraînerait. En outre, les retraits sur un produit de capitalisation sont souvent exonérés d'impôt, ou imposables à un taux forfaitaire et sur une partie de leur montant. Cet aspect compte surtout si vous êtes déjà lourdement imposé, car ces compléments de ressources ne viendront pas s'ajouter à vos revenus imposables dans une tranche élevée du barème de l'impôt. Cependant, pour ne pas tarir trop vite cette source de revenus, vous ne devez prélever, chaque année, que ce qu'a produit votre épargne, voire moins, pour tenir compte de l'inflation. En prélevant davantage, vous entameriez votre capital, et menaceriez vos revenus futurs.

Organisez des retraits sur une assurance vie, un PEP ou un PEA déjà existants.

Sur une assurance vie, vous pouvez récupérer une partie de votre épargne à tout moment, quelle que soit l'ancienneté de votre contrat. Certains contrats comportent même une option de rachats réguliers automatiques. Il suffit d'indiquer à votre assureur la fréquence et le montant des rachats souhaités. Sur le plan fiscal, si votre contrat a plus de 8 ans, vos rachats seront peu ou pas taxés (voir p. 92 et fiche p. 33). Si votre contrat a moins de 8 ans, la fiscalité reste assez légère (voir p. 33). Cette politique de rachats réguliers est surtout envisageable sur un contrat en euros, ou sur le fonds en euros d'un contrat multisupport, dont la valeur ne peut que progresser. Les supports investis en actions sont au contraire exposés à des fluctuations, et vous devriez vous interdire de les ponctionner les années de baisse. Mieux vaut donc réorienter votre épargne des supports en actions vers ceux en euros, une opération qui entraîne 0,5 % à 1 % de frais dans la plupart des contrats (voir le n° 975 du Particulier), et n'est pas taxée. Ce transfert peut être progressif, selon vos besoins, plutôt que d'un seul coup, ce qui vous priverait des perspectives de hausse qui semblent être celles des marchés boursiers pour les mois ou les années à venir.

Sur un PEP (Plan d'épargne populaire) ou un PEA (Plan d'épargne en actions), les possibilités de retrait sont plus réduites : tout retrait avant 10 ans sur un PEP, et avant 8 ans sur un PEA, entraîne leur clôture. Les retraits programmés n'existent pas, il faut faire une demande pour chacun d'eux. En outre, ces retraits vous interdiront d'effectuer de nouveaux versements. Mais la part correspondant, dans chaque retrait, aux produits de votre épargne est exonérée d'impôt et ne subit que les prélèvements sociaux. Par ailleurs, si vous bénéficiez d'une épargne salariale (participation, intéressement...), vous devez attendre 5 ans à compter de chaque versement pour récupérer, dans les mêmes conditions fiscales, les sommes correspondantes (sauf cas particuliers : départ de l'entreprise, décès de votre conjoint...). Le cas échéant, vous devrez préalablement réorienter votre épargne des supports en actions vers des supports plus stables, tel un fonds en euros (PEP), ou un fonds monétaire ou obligataire (épargne salariale).

Sur un PEA, privilégiez les "valeurs de rendement".

En ce qui concerne le PEA, qui par nature doit rester majoritairement investi en actions détenues en direct ou au travers de Sicav ou de Fonds commun de placement (FCP), vous pouvez le réaménager au profit d'actions de sociétés aux dividendes élevés (valeurs dites de rendement), en retirant chaque année – sans impôt, mais avec des prélèvements sociaux – l'équivalent de ces dividendes. Par exemple, le rendement en 2003 (dividende / cours de l'action) atteint 5,1 % pour AGF, 5,5 % pour Canal +, et 5,7% pour Euler-Hermès. Il dépasse aussi 5 % pour des sociétés immobilières telles Gecina ou Klépierre. Des entreprises petites ou moyennes comme Teisseire France et Acanthe Développement offrent même un rendement supérieur à 10 %. Enfin, si vous détenez hors PEA des Sicav ou des FCP de capitalisation, vous pouvez en revendre des parts en fonction de vos besoins. La plus-value éventuelle n'est imposable (au taux forfaitaire de 26 %, prélèvements sociaux compris) que si le total de vos cessions de valeurs mobilières dans l'année dépasse 15 000 €. En deçà, c'est autant de revenus que vous pourrez encaisser sans impôt ni prélèvements sociaux.

En revanche, ne sont pas adaptés à des retraits réguliers les autres produits de capitalisation tels que livret d'épargne, Plan d'épargne logement, FCP dits "à formule", avec garantie de rendement ou de maintien du capital, ou encore les placements défiscalisants (fonds communs de placement dans l'innovation...). Vous devez alors sortir de ces placements – le cas échéant, en attendant qu'ils aient atteint leur terme – et réinvestir votre épargne soit sur un des placements cités ci-dessus, soit sur d'autres, conçus spécifiquement pour servir des revenus. Ces derniers sont aussi tout indiqués pour abriter des sommes dont vous voulez tirer des moyens d'existence : indemnités de licenciement, prime de départ à la retraite, capital d'assurance vie ou décès, héritage...

Réinvestissez une partie de votre épargne dans une assurance vie "à revenus".

Au premier rang des placements à revenus figure, encore une fois, l'assurance vie. Bien qu'il s'agisse a priori d'un produit de capitalisation à long terme, la quasi-totalité des assureurs et banquiers commercialisent des contrats "à revenus", comportant des rachats périodiques mis en place dès la souscription du contrat. La fiscalité, en apparence dissuasive, est en fait très clémente. Certes, les revenus des rachats partiels sont soumis à un prélèvement libératoire de 35 % (hors les 10 % de prélèvements sociaux) de la 1ere à la 4e année incluse, et de 15 % de la 5e à la 8e année incluse, mais ce prélèvement ne porte que sur une petite partie des sommes retirées. Chaque retrait comporte, en effet, une part de capital (non imposable) et une part d'intérêts d'autant plus faible que le contrat est récent. Par exemple, vous placez 30 000 € sur une assurance vie. On suppose qu'un an plus tard, votre épargne a progressé de 4 %, soit de 1 200 €. Fiscalement, la part de produit dans votre épargne représente 3,85 % (1200/31 200). Si vous faites un retrait, seule cette partie du retrait est taxable. Soit, pour un retrait de 1 200 €, 1 200 € x 3,85 % = 46 €. Les prélèvements sociaux et fiscal seront ainsi de 46 € x 45 % = 20,70 €, et vous percevrez 1 179,30 € net (1 200 € - 20,70 €). Cette ponction fiscale progressera légèrement ensuite car la part d'intérêts dans votre épargne globale ira croissant, mais restera très modérée. Par ailleurs, la sécurité est totale – l'épargne étant investie sur un fonds en euros sur lequel les gains d'une année sont acquis définitivement – et ne nécessite aucune gestion particulière. Aucun autre placement à revenus ne présente autant d'atouts.

Attendez une remontée des taux pour acheter des Sicav à revenus.

Les obligations procurent certes un revenu annuel garanti par la solvabilité de leur émetteur, quasi totale s'il s'agit de l'État, d'une collectivité locale ou d'une entreprise publique. Mais aujourd'hui, il est difficile à un particulier de se constituer un portefeuille d'obligations correspondant exactement à ses besoins, du point de vue du montant et des dates de versement des "coupons" (les intérêts des obligations) et de la durée de vie de ces obligations. En effet, sur le marché "primaire" (achat des obligations lors de leur émission) ou "secondaire" (achat sur les marchés boursiers), l'essentiel des transactions se fait entre investisseurs institutionnels. Il est plus facile d'investir en parts de Sicav obligataires "de distribution" (par opposition à celles de capitalisation), qui versent un coupon une fois par an. Pour en tirer des revenus plus fréquents, il faut donc acquérir des parts de plusieurs Sicav, selon la date à laquelle chacune verse son coupon, ce qui est fastidieux. C'est pourquoi les établissements financiers proposent aussi des Sicav à revenus, qui servent un revenu trimestriel. Leur rendement s'élève à 3,5 % par an en moyenne actuellement, et est imposable forfaitairement (voir fiche ci-dessous). Mais ce placement ne garantit pas la valeur de votre capital : si les taux d'intérêt remontent, la valeur des obligations déjà émises baissera, les investisseurs les délaissant au profit d'obligations récentes, à un taux plus élevé. Les taux étant historiquement bas, mieux vaut attendre qu'ils aient remonté pour investir sur de telles Sicav.

Détournez-vous, pour l'instant, des comptes à terme.

Les banques proposent parfois comme placement à revenus l'ouverture de comptes à terme. Ils n'ont pourtant a priori pas grand-chose à voir avec ce type de placement, car ils impliquent une consommation de tout le capital investi : il est réparti sur plusieurs comptes à terme, dont les échéances sont échelonnées, 3 mois, 6 mois, et ainsi de suite jusqu'à 5 ans, par exemple. Tous les 3 mois l'un des comptes vous est remboursé, capital et intérêts. À l'issue de l'opération, il faut donc disposer d'un nouveau capital à investir, si vous avez toujours besoin de revenus complémentaires. De plus, le rendement des comptes est lié aux taux d'intérêt à court ou à moyen terme. Soit, avant impôt (voir fiche p. 34), de 2 % environ pour les comptes dont l'échéance est la plus courte à 3,5 % pour les plus longs. Comme pour les obligations, mieux vaut attendre une remontée des taux pour s'y intéresser.

En revanche, si la gestion d'un portefeuille d'actions ne vous rebute pas, il peut constituer une source de revenus sous forme de dividendes, en privilégiant des valeurs de rendement. Comme on l'a vu (voir p. 32), ils peuvent être bien supérieurs à ceux d'obligations ou de comptes à terme. Pour investir en actions, si vous détenez un PEA depuis plus de 8 ans, faites-y, si vous le pouvez, un nouveau versement à concurrence du plafond des versements (132 000 €), pour profiter de dividendes exonérés d'impôt. Sinon, vous devrez acquérir ces titres hors PEA, et vos dividendes seront imposables (voir fiche ci-dessous). Un tel placement n'offre pas de garantie en capital, mais les dividendes, contrairement au cours des actions, suivent dans une certaine mesure l'inflation, les bénéfices des entreprises tendant à augmenter avec les prix.

Pensez à l'immobilier locatif et aux parts de SCPI.

À côté des placements financiers, l'immobilier locatif – logements, locaux commerciaux, ou immobilier d'entreprise – est souvent envisagé comme source de revenus (voir les différentes stratégies possibles dans notre Spécial immobilier de décembre 2003). Cependant, c'est un investissement gourmand en frais d'achat, de 6 % environ pour l'acquisition d'un logement ancien, jusqu'à 10 % pour des parts de Sociétés civiles de placement immobilier (SCPI). Par ailleurs, les loyers sont imposables au barème de l'impôt sur le revenu et subissent aussi les prélèvements sociaux. La rentabilité de votre investissement sera donc d'autant plus faible que vous êtes lourdement imposé. Dans une optique de revenus immédiats aussi élevés que possible, l'immobilier locatif ancien est préférable au neuf, car la rentabilité locative y est généralement plus forte. Votre fiscalité pourra être plus légère si vous vous placez sous les régimes fiscaux microfoncier ou Besson. Vous pouvez aussi envisager un logement à louer en meublé, ou l'achat de murs de boutique, qui peuvent être de bon rapport. Autre lourdeur de l'immobilier, la gestion : trouver des locataires, encaisser les loyers, entretenir le logement... prend du temps, ou de l'argent si vous déléguez ces tâches à un gérant. Par ailleurs, vous devrez prévoir le coût d'une assurance contre les loyers impayés. Vous pouvez contourner ces soucis de gestion – c'est un point qui compte d'autant plus que l'on prend de l'âge – en investissant dans une résidence pour étudiants (voir p. 44) ou en acquérant des parts de SCPI, qui présenteront l'avantage de vous procurer également un revenu régulier, généralement trimestriel. En outre, les SCPI étant aussi investies dans de l'immobilier d'entreprise ou commercial, leurs rendements sont légèrement supérieurs à ceux de l'immobilier d'habitation : actuellement environ 7 %, net de frais, mais avant impôts. Pour de l'immobilier "en direct", ce rendement net de frais est plutôt de l'ordre de 4 %, avec d'assez fortes variations, selon le type de bien, son état et sa situation.

À partir de 70 ans, envisagez la solution de la rente viagère.

Au lieu de placer un capital, vous pouvez, pour en tirer des revenus, le convertir en rente viagère auprès d'un assureur. Ce n'est pas un placement, puisque ce capital devient la propriété de l'assureur. Mais vous évitez le risque de voir vos ressources s'épuiser progressivement, le versement de la rente étant assuré jusqu'à la fin de vos jours, même si vous vivez très longtemps. Son montant dépend toutefois de votre âge initial. Avec 100 000 €, par exemple vous obtiendrez environ 5 000 € de rente annuelle à 65 ans, mais plus de 7 000 € à 70 ans ; soit un rendement de 5 % ou 7 %, et plus encore dans le grand âge (près de 12 % à 80 ans). De plus, chaque année, la rente est majorée d'une participation aux bénéfices réalisés par l'assureur en plaçant votre capital. Cette revalorisation est actuellement de 2,5 % à 3 % par an. C'est surtout à partir de 70 ans environ qu'une rente devient vraiment compétitive par rapport à un placement. À cet âge, de surcroît, l'exonération partielle d'impôt devient maximale (voir fiche p. 39). Notez cependant que, si vous convertissez le capital constitué sur un PEP ou un PEA en rente, la totalité de celle-ci sera exonérée d'impôt, quel que soit votre âge. En revanche, deux autres risques inhérents à une rente viagère sont d'autant plus élevés que vous la souscrivez jeune : celui d'un retour durable de l'inflation à un niveau supérieur aux revalorisations, car le pouvoir d'achat de votre rente baissera ; et celui d'un décès précoce, le capital converti en rente et non encore consommé étant perdu pour vos héritiers. La plupart des assureurs proposent toutefois une option de réversion de la rente au conjoint survivant. Certains, telles la CNP, La Mondiale Partenaire ou la filiale d'assurances de la BNP-Paribas, offrent, en plus, une garantie prévoyant, en cas de décès précoce, le versement à vos héritiers de la fraction que vous n'avez pas reçue sous forme de rente. Ces options se traduisent cependant par une diminution de la rente initiale. Pour une réversion, la diminution est d'autant plus forte que le conjoint est jeune. Pour une garantie "décès précoce", elle dépend de l'âge du rentier à la constitution de la rente : environ 10 % de moins à 70 ans, 20 % à 75 ans.

Le viager immobilier est intéressant mais les acheteurs sont rares.

À défaut de capital financier, vous pouvez vendre un bien immobilier en viager. La rente vous sera versée par l'acheteur, son montant étant calculé selon votre âge et le prix du bien, dont une partie (appelée bouquet) peut aussi être versée comptant, ce qui minore évidemment la rente. Le viager peut être libre, l'acquéreur en ayant tout de suite la jouissance, ou occupé, si vous voulez en conserver la jouissance (notamment s'il s'agit de votre logement) jusqu'à la fin de vos jours, en contrepartie d'une rente plus réduite. Gros atout du viager immobilier, la rente est indexée sur les prix et conservera donc son pouvoir d'achat même en cas de retour de l'inflation. Les revenus sont également attrayants puisqu'à 70 ans, par exemple, en viager occupé, vous percevrez de 4 à 5 % par an du prix de votre logement. Mais il y a un handicap de poids : les acheteurs en viager sont rares, en raison de l'allongement de la durée de vie qui les oblige à verser leurs rentes pendant très longtemps.

Notre dossier en atteste : entre les prélèvements sur certains placements, les revenus procurés par d'autres, et le recours à une rente viagère, les pistes pour tirer des ressources de votre patrimoine sont nombreuses. Vous pouvez d'ailleurs les explorer simultanément, sans en privilégier une plutôt qu'une autre. Par exemple, en couvrant une partie de vos besoins par un capital converti en rente, et une autre partie par un placement à revenus. Une autre stratégie "mixte" est d'investir dans un produit sûr, tel qu'une assurance vie, une somme permettant d'obtenir des revenus pendant, par exemple, une dizaine d'années, et de placer le reste sur un produit de capitalisation plus dynamique. Ainsi, quand le premier capital sera épuisé, vous pourrez prélever une autre partie de vos économies pour poursuivre le service des revenus. Enfin, n'oubliez pas de vérifier régulièrement que vos placements sont toujours adaptés en fonction de la situation des marchés boursiers, du niveau des taux d'intérêt, de celui de l'inflation, ou encore de l'offre de produits d'épargne : les vérités d'aujourd'hui ne sont pas forcément celles de demain... ni celles d'après-demain.

Éric Leroux


Mots-clés :

PATRIMOINE , PLACEMENT , PLACEMENT BOURSIER , PLACEMENT IMMOBILIER , RENTE VIAGERE , SCPI , SOCIETE CIVILE DE PLACEMENT IMMOBILIER




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