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Les meilleurs placements pour compléter vos revenus

Les meilleurs placements pour compléter vos revenus
Juillet-Août 2006
Le Particulier n° 1003, article complet.
Auteur : LEROUX (Eric)

(j??©ter ses revenus une fois à la retraite, il existe une multitude de solutions : emprunts d'État, Sicav, SCPI, packages bancaires, assurance vie... Mais attention : toutes sont loin de se valoir. Risque ou rendement, il faut faire des choix.

Sachez tirer des revenus de vos placements sans écorner votre capital

Vous comptez partir en retraite dans quelques mois, vous connaissez les ressources dont vous disposerez à ce moment-là et vous souhaitez les compléter avec des revenus réguliers issus de votre épargne. Mais où investir ? Quels sont les meilleurs placements procurant des revenus à la fois intéressants et sûrs ? De nombreuses formules existent qui permettent de recevoir jusqu'à 4 fois par an des revenus tirés de son capital : emprunts d'État, Sicav obligataires ou Sicav d'actions à revenus, Sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), packages bancaires, assurance vie. Cependant, si tous les "placements à revenus" visent le même objectif, ils sont tous très différents. Certains, comme les obligations et l'assurance vie, offrent une grande sécurité, mais des revenus faibles, de l'ordre de 3,50 % à 4 % par an. D'autres, comme les actions ou les SCPI, peuvent servir un revenu deux fois plus élevé, de 6 % à 8 % par an actuellement, mais sans apporter de garantie ni sur le capital placé dont la valeur peut diminuer ni sur le montant du revenu qui peut être revu à la baisse, voire disparaître pour un temps. Enfin, tous les revenus de ces placements n'ont pas le même régime fiscal. Or, le niveau des prélèvements détermine leur rentabilité finale. Si vous disposez de capitaux à placer, voici donc les meilleures pistes à envisager et les principaux écueils à éviter.

Les emprunts d'État désormais accessibles au grand public.

Les obligations sont des titres d'emprunts émis par l'État ou les grandes entreprises pour financer leurs déficits ou leurs investissements. En échange de son apport en capital, l'acheteur d'obligations reçoit des titres qui seront remboursés plusieurs années plus tard, à une date convenue à l'avance et à leur prix d'émission (appelé aussi valeur nominale). Entretemps, il reçoit les intérêts de son prêt sous forme de "coupons" versés une fois par an. Certes, si l'épargnant a besoin d'argent, il pourra toujours vendre ses obligations sur le marché boursier avant l'échéance prévue. Mais, dans ce cas, la valeur du titre n'est plus assurée (les cours des obligations évoluent en sens inverse des taux d'intérêt, voir plus loin). Jusqu'ici, monopolisées par les seuls gérants professionnels, les obligations étaient devenues inaccessibles aux particuliers. Pour celles émises par l'État, la donne vient de changer puisque les pouvoirs publics ont imposé aux établissements financiers qu'ils facilitent l'achat et la vente de ces titres par les petits épargnants. Depuis la fin 2005, tout le monde a donc accès à ce que l'on appelle les Obligations assimilables du Trésor (OAT). Il suffit désormais de transmettre un simple ordre de Bourse pour les acquérir ou les vendre. Ces obligations sont très différentes de celles proposées par les autres émetteurs : elles ne sont pas lancées pour des durées définies, mais "assimilées" à des lignes d'emprunt existantes (des "souches") qui ont déjà des durées fixes et un taux d'intérêt déterminé, allant de 3 % à plus de 8 %. Actuellement, il existe une trentaine de souches, arrivant à échéance entre cette année et... 2055 

Leur prix d'achat n'est pas fixe : si les OAT ont une valeur nominale de 1 € (c'est à ce prix qu'elles seront remboursées à leur terme), elles s'achètent à un prix inférieur ou supérieur à 1 €, selon que le niveau des taux d'intérêt sur les marchés est supérieur ou inférieur au taux de l'obligation. Par exemple, acheter une OAT de 1 € à échéance 2029 qui a un taux de 5,50 % (alors que le taux actuel des obligations d'État est à peine de 4 %) coûtera environ 1,014 €. À l'inverse, une OAT avec un rendement de 3 % (comme celle qui arrive à échéance en 2015) se paiera environ 0,99 €, un prix moins élevé que son "nominal" puisque son rendement est moindre que celui du marché. Conclusion : quels que soient la ligne d'OAT achetée et le montant de son rendement, vous obtiendrez un rendement réel qui dépend des conditions de marché lors de la souscription.

Les avantages des OAT à taux fixe ou indexées.

Trois sortes d'OAT sont actuellement disponibles pour les particuliers : les obligations à taux fixe, qui offrent un rendement constant pendant toute leur durée de vie ; les obligations à taux fixe indexées sur l'inflation, avec lesquelles le coupon et le principal évoluent quand les prix grimpent ; enfin les OAT de capitalisation. Mais, ces dernières ne délivrant aucun revenu (il est réinvesti au fur et à mesure et remboursé à l'échéance en même temps que le nominal), elles ne présentent aucun intérêt pour compléter votre future retraite. Les deux premières, en revanche, méritent toute votre attention. En effet, les OAT à taux fixe ou indexées vous assurent un revenu garanti, payé deux fois par an. Et, si vous gardez vos titres jusqu'à leur échéance, vous avez la certitude de récupérer leur valeur nominale. Le revenu que vous tirerez de ces OAT est donc directement lié au niveau des taux d'intérêt obligataires du marché sur la durée que vous avez choisie. Fin mai, le taux des OAT à taux fixe sur 5 ans s'élevait ainsi à 3,80 %, celui à 10 ans à environ 3,90 %, et les durées plus longues étaient à peine supérieures. L'OATi (i pour inflation) obéit à un principe proche : elle délivre un taux fixe (actuellement 1,60 % sur 5 ans, par exemple) mais sa valeur est régulièrement ajustée à hauteur de l'inflation. Elle protège donc vos revenus en cas d'envolée des prix, ce qui représente une sérieuse garantie au moment où les marchés semblent craindre des poussées inflationnistes. Si vous pensez que la menace est sérieuse, optez sans hésiter pour ces OATi, quitte à sacrifier la rentabilité immédiate, inférieure aujourd'hui à celle des OAT classiques. Dernière précision, la souscription de ces OAT est simple (un simple ordre de Bourse suffit) et peu onéreuse puisque les frais d'entrée s'échelonnent entre 5 € et 10 € chez les courtiers en ligne et entre 0,50 % et 1 % chez les intermédiaires bancaires (voir p. 23).

Les revenus tirés des OAT sont fortement taxés.

Reste, avant de passer à l'achat de ces OAT, à bien mesurer quelques inconvénients. Tout d'abord, si les taux d'intérêt remontent sur les marchés financiers, comme c'est le cas en ce moment, la valeur de vos titres baissera. Si, pour des raisons financières personnelles, vous êtes obligé de les vendre avant leur échéance, vous perdrez donc une partie de votre capital. L'ampleur de la perte variera selon l'importance de la hausse des taux et de la durée restant à courir avant l'échéance (en fin de vie, les variations sont infimes). Bien entendu, à l'inverse, si les taux d'intérêt diminuent sur les marchés, vos obligations prendront de la valeur en Bourse et vous pouvez les revendre en engrangeant des plus-values. Autre point faible des obligations : leur fiscalité. Vos économies ont beau financer la dépense de l'État, en retour, celui-ci ne vous fait pas de cadeau. Les revenus perçus (les coupons) sont imposables en totalité avec vos autres revenus, sans abattement. Si votre tranche marginale d'imposition des revenus 2006 est de 30 % et plus, vous pouvez opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire de 16 %. Mais, dans les deux cas, vous devrez vous acquitter de 11 % de prélèvements sociaux. Soit un prélèvement total de 27 % si vous choisissez le forfait. Si le rendement de votre OAT est de 4 %, vous n'aurez donc même pas 3 % net par an. Enfin, si en vendant vos obligations (à l'échéance ou avant terme) vous réalisez une plus-value, celle-ci sera également taxée à hauteur de 27 % (prélèvements sociaux compris) si le total des cessions de vos valeurs mobilières réalisées dans l'année atteint 15 000 €.

Les Sicav obligataires procurent des revenus plusieurs fois par an.

Les Sicav obligataires représentent une autre possibilité très intéressante pour recevoir des revenus réguliers. Ces instruments de gestion collective ont été conçus pour verser, en général chaque trimestre, le montant des coupons qu'elles encaissent à partir des obligations détenues en portefeuille. Ces Sicav présentent un gros avantage pour les épargnants : même avec une mise modeste, elles offrent un large éventail d'obligations d'entreprises du secteur public ou privé, titres qu'il est pratiquement impossible d'acheter en direct. Or, ces emprunts rapportent généralement un peu plus que ceux émis par l'État sur des durées équivalentes et permettent donc d'obtenir des coupons légèrement supérieurs à ceux des OAT. Cependant, les frais de gestion qu'elles prélèvent (de l'ordre de 1 à 1,50 % par an) sont nettement supérieurs à ceux des comptes-titres ordinaires (rarement plus de 0,50 % par an). De même, les frais d'entrée sont plus élevés (2 % en général) que ceux acquittés pour un achat d'OAT en Bourse.

Bien entendu, comme celles des obligations, la valeur des parts de ces Sicav varie en permanence en fonction de l'évolution des taux d'intérêt sur les marchés financiers. Lorsque les taux montent, leur valeur diminue et, inversement, lorsque les taux baissent, leur valeur augmente. Mais, les revenus versés aux épargnants font en général l'objet d'un lissage permettant d'éviter ces variations incessantes. De ce fait, ils correspondent toujours à peu près aux taux du marché, autour de 4 % actuellement. Face à la menace de remontée des taux d'intérêt à long terme (et donc de baisse de la valeur des fonds d'obligations), vous avez intérêt à privilégier les Sicav à revenus investies sur des obligations de courte ou moyenne durée, ou sur des obligations indexées à l'inflation. Ces titres sont beaucoup moins sensibles aux mouvements de taux d'intérêt et profitent mieux des hausses de taux. Vous pouvez mesurer le risque (et le potentiel de gain) d'une Sicav en examinant sa "sensibilité" indiquée dans les notices d'information. Une sensibilité (élevée) de 4 % signifie que la valeur du fonds varie de 4 % pour chaque variation d'un point des taux d'intérêt. On considère qu'un fonds est sensible à partir de 3 %. Il existe aujourd'hui quelques Sicav à revenus qui ne sont pas totalement investies en obligations. Ces Sicav, dites diversifiées, ont une partie de leurs fonds investis en Bourse ou sur d'autres marchés (Indosuez Revenus, BNP Paribas Revenus Diversifiés, Cortal Consors Multisicav Revenus réguliers...). Elles sont évidemment plus risquées que les précédentes : elles n'offrent pas la même sécurité, ni sur les revenus ni sur le capital.

Les revenus des actions restent risqués.

Dans un environnement de taux d'intérêt plutôt bas, les épargnants peuvent être tentés par des sources de revenus plus élevés. Or, les actions d'entreprises cotées en Bourse délivrent, elles aussi, des revenus : les dividendes versés aux actionnaires une fois par an. Mais gare aux mauvaises surprises : un dividende n'est pas garanti puisqu'il dépend de la bonne santé de l'entreprise. Quant à la valeur de l'action, elle varie constamment et peut évidemment baisser. Autant dire que vous devez faire preuve d'une grande rigueur dans le choix de vos actions : il faut chercher les titres des entreprises qui évoluent sur un marché stable, qui redistribuent régulièrement une bonne partie de leurs bénéfices et qui sont bien gérées. Moyennant quoi, ces valeurs peuvent rapporter jusqu'à 8 % par an de dividende

De plus, dans ce type de placement, il est recommandé de ne consacrer qu'une partie de votre épargne et de diversifier vos achats entre plusieurs actions qui, si possible, versent leurs dividendes à différentes périodes de l'année. Ainsi, vous recevrez des revenus plusieurs fois par an.

Sur le plan fiscal, les actions bénéficient d'un régime intéressant. Détenues dans un compte-titres ordinaire (et non dans un PEA), elles permettent de recevoir jusqu'à 2 540 € de dividendes non imposables chaque année (5 080 € pour un couple marié). En effet, vous bénéficiez d'un abattement à la base de 40 % sur les dividendes perçus, puis d'un abattement de 1 525 € (3 050 € pour un couple marié). Au-delà, le montant des dividendes est intégré à l'ensemble de vos revenus et taxé selon votre tranche marginale d'imposition. Si vous acceptez le risque élevé des actions, mais si vous ne souhaitez pas sélectionner et gérer vous-même ces titres en direct, il existe quelques Sicav spécialisées dans ce type de valeurs à forts dividendes et qui servent un revenu régulier, deux fois par an en général. Le fonds Tocqueville Dividende, par exemple, verse un revenu proche de 4 % actuellement, tout en faisant profiter de la forte hausse des marchés boursiers (il a presque doublé sur 3 ans).

Un impôt allégé avec l'assurance vie.

Bien qu'elle soit un pur instrument de capitalisation avec une fiscalité favorable à long terme (8 ans), l'assurance vie se prête aussi au service de revenus réguliers dès la souscription du contrat et avec un impôt très léger. En effet, chaque fois que vous retirez de l'argent de votre contrat (pour recevoir votre revenu complémentaire), vous prélevez en réalité une partie du capital initial placé, non imposable, et une partie d'intérêts, imposables. Mais, la part de ces derniers étant très faible dans un contrat récent, l'imposition globale sera finalement très limitée. Par exemple, si vous placez 100 000 € sur un contrat d'assurance vie et que, un an plus tard, vous décidez de retirer 4 000 € correspondant aux intérêts crédités dans l'exercice (en supposant que le contrat rapporte 4 % par an nets de frais de gestion), la part effective de gain taxable calculée par le fisc ne sera que de 154 € [soit 4 000 € – (100 000 € x 4 000 € : 104 000 €)]. Même avec le prélèvement forfaitaire de 35 % appliqué durant les 4 premières années, vous ne paierez donc que 54 € d'impôt, soit 1,35 % du revenu encaissé dans l'année

Côté sécurité, les fonds en euros des contrats d'assurance vie sont ce qui se fait de mieux. Enfin, avec des rendements autour de 4 %, ils affichent de bons résultats par rapport aux obligations et Sicav obligataires. Cependant, ces rendements diminuent régulièrement depuis plusieurs années et cette tendance ne devrait pas s'inverser dans l'immédiat. Les rendements que vous pourrez retirer de votre épargne en préservant votre capital seront donc décroissants. De plus, lorsque les taux d'intérêt remontent, les fonds en euros n'en profitent pas immédiatement. Autrement dit, sur le moment, ce placement rapportera moins que les obligations souscrites en direct ou les Sicav obligataires. Il faudra attendre plusieurs années pour voir les rendements augmenter. Reste que si vous souhaitez éviter tout souci de gestion et bénéficier d'un régime fiscal favorable, l'assurance vie est l'une des meilleures solutions du moment. Attention, cette forme d'épargne est gourmande en frais de gestion. Vous devez donc sélectionner des contrats peu chargés sur les versements, offrant un rendement correct pour le fonds en euros (voir le n° 1002, p. 18 et n° 999, p. 33 du Particulier). De plus, il faut que le contrat prévoit une option pour organiser les retraits réguliers, afin que vos revenus soient versés automatiquement sur votre compte bancaire. Si cette option est prévue au contrat, vous pourrez les arrêter (et les reprendre) ou les réduire quand vous le voulez. Veillez également à ce que le montant minimal des retraits imposé par l'assureur soit compatible avec vos besoins : si vous pensez n'avoir besoin que de 500 € par mois, n'ouvrez pas un contrat qui vous oblige à des retraits minimaux de 1 000 € ou 1 500 €.

SCPI, l'attrait de l'immobilier professionnel.

Parmi les placements à revenus, l'investissement immobilier locatif se situe à un niveau satisfaisant de rentabilité. Mais, il nécessite une mise de fonds initiale généralement importante et entraîne certains soucis de gestion au quotidien. Pour pallier ces inconvénients, vous pouvez vous tourner vers les Sociétés civiles de placement immobilier (SCPI). Ces sociétés achètent et gèrent un patrimoine immobilier pour le compte des épargnants, leurs "associés". Elles redistribuent, en général chaque trimestre, une fraction des loyers qu'elles ont encaissés, vous permettant ainsi d'accéder à un patrimoine diversifié, généralement de qualité et bien géré. Parmi les différents types de SCPI, il vaut mieux retenir les "classiques", centrées sur les biens professionnels (bureaux, entrepôts...) ou les "murs de magasins", spécialisées dans les boutiques et centres commerciaux. Ces deux types de SCPI, en effet, affichent les plus fortes rentabilités. L'an dernier, les premières ont servi un rendement de 6,60 % en moyenne, selon l'Institut de l'épargne immobilière et foncière (IEIF), et les secondes un taux de 6,80 %. En outre, les spécialistes estiment que le marché de l'immobilier professionnel est prometteur, les perspectives de relèvement des loyers devant encore augmenter les revenus distribués. La piste des SCPI n'est donc pas à négliger, surtout si vous souhaitez recevoir des revenus à long terme. Mieux vaut, en effet, ne pas investir pour des durées inférieures à 10 ans : la prime d'émission que vous payez à l'origine (le plus souvent 10 % environ du prix total) n'est pas remboursée en cas de revente. Les SCPI étant totalement transparentes au plan fiscal, les revenus que vous encaisserez, ainsi que les éventuelles plus-values, seront soumises au même régime que des loyers perçus directement. Par conséquent, outre les prélèvements sociaux au taux de 11 %, ils seront imposés au taux de la tranche marginale de votre impôt sur le revenu.

Les précautions à prendre avec la pierre-papier.

Avant d'investir dans une SCPI, prenez le temps d'examiner quelques informations clés qui figurent dans son bilan annuel, comme le taux d'occupation des locaux loués, les provisions pour travaux envisagés et l'évolution du report à nouveau. Ils vous donneront une idée assez précise de la tendance dans laquelle évolue la société. Un faible taux d'occupation, une absence de provision ou un report à nouveau en diminution sont en général les signes d'une santé financière précaire. De toute façon, n'oubliez pas qu'avec les parts de SCPI comme avec les actions, ni les revenus ni le capital ne sont garantis. Enfin, il faut signaler que le statut des SCPI devrait évoluer dans les prochains mois. Ces sociétés deviendront des Organismes de placement collectif immobilier (OPCI). Certains prendront la forme de Fonds de placement immobilier (FPI), similaires aux SCPI actuelles ; d'autres évolueront vers le statut de Sociétés à prépondérance immobilière et à capital variable (SPPICV), plus proches des Sicav actuelles, qui pourront investir jusqu'à 40 % de leurs fonds dans d'autres placements que l'immobilier. Tant que les textes réglementaires ne sont pas parus, il est préférable de prendre son temps avant d'investir. Mieux vaut connaître la voie choisie par chaque SCPI pour se déterminer en toute connaissance de cause.

Mais d'abord, avant de vous lancer dans de nouveaux placements, utilisez les capacités de ceux que vous avez déjà réalisés pour compléter vos futurs revenus. Par exemple, si vous avez déjà un contrat d'assurance vie ou un Plan d'épargne populaire, vous pouvez les transformer en sources à revenus réguliers, soit en opérant des retraits sur le premier, soit en transformant le second en rente viagère, peu ou pas imposable. Dans tous les cas, ne consacrez pas toute votre épargne à des produits financiers à revenus. Vous devez la répartir entre les produits destinés à assurer des revenus réguliers minimaux (obligations, SCPI) et les produits de capitalisation (Sicav actions ou assurance vie) qui vous permettront d'effectuer des retraits ponctuels. Vous profiterez ainsi d'une plus grande souplesse pour adapter vos revenus à vos besoins. Et vous ferez une bonne opération fiscale, car les placements de capitalisation sont moins imposés que ceux de distribution.

Éric leroux


Mots-clés :

ASSURANCE VIE , EMPRUNT D'ETAT , INVESTISSEMENT , OBLIGATION , PLACEMENT , PLACEMENT FINANCIER , RETRAITE




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