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Un abri industrialisé... contre la fraîcheur d’intersaison

Avril 2011
Le Particulier Pratique n° 367, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)
  • Des matériaux résistants
  • Rails ou roulettes ?
  • La bonne hauteur

La solution la plus simple consiste à faire poser un abri de piscine industrialisé. Il existe une multitude de modèles et de possibilités. Les installations de moins de 1,80 m de haut ne sont pas soumises à l’obtention d’un permis de construire. Les produits ont beaucoup évolué. Apparus dans les années 1980, les premiers abris étaient peu chers et fonctionnels, mais guère esthétiques. Ils se composaient d’une structure en aluminium blanc remplie de polycarbonate alvéolaire, une matière à l’aspect laiteux peu résistante aux averses de grêle, ou de polyméthacrylate, un verre synthétique qui vieillit mal.

Des matériaux résistants

Ces matériaux ont été remplacés par d’autres, plus chers, mais aussi plus lourds, plus solides et totalement transparents, comme le polycarbonate plein (abris Sesame), utilisé pour les hublots d’avion. En 2006, Abrisud avait lancé l’abri Cristal, fabriqué avec une nouvelle génération de polycarbonate, léger (1,50 mm d’épaisseur) et résistant aux éraflures, aux chocs (ce produit est employé pour les casques de CRS) et aux aléas climatiques, avec une finition translucide. Venus Ondine et Rénoval ont choisi le verre pour les pans latéraux de leurs produits.

Du verre ou du textile pour les panneaux

L’avantage du verre, en plus de l’isolation thermique qu’il apporte en double vitrage, est d’isoler du bruit, alors qu’un abri en polycarbonate est une véritable caisse de résonance lorsque les enfants jouent en dessous. Il est possible d’utiliser un verre imprimé pour cacher la vue en limite de propriété. En toiture, on peut garder le polycarbonate pour filtrer les rayons du soleil et éviter l’éblouissement dû à la réverbération de l’eau.
Un premier abri en textile, le Tech-Style d’Abrisud, vient d’être commercialisé. Il s’agit d’un tissu technique indémaillable, résilient, résistant au chlore et traité antialgues, anti-UV, antitaches. Cet abri bas régule la chaleur pour éviter l’effet sauna. Il existe en deux finitions : soit avec une texture ajourée, qui empêche la condensation et les odeurs de chlore, soit doublé d’un film qui le rend étanche. La marque propose un pignon dans ces matériaux pour ses autres modèles d’abris.
Les structures en aluminium sont disponibles dans différents coloris ou en imitation bois. Sun Abris réalise des abris à ossatures en bois lamellé-collé résistants qui conviennent aux milieux agressifs.

Rails ou roulettes ?

Les partisans des rails affirment que les abris ainsi guidés coulissent mieux. Sans rails, l’abri ne revient jamais au même endroit. Or, pour qu’il puisse se fermer, il faut que les fixations soient en face des trous. Les détracteurs des rails mettent en avant le risque de blessure quand ceux-ci sont saillants, ainsi que les problèmes qui surviennent lorsque des cailloux se logent dedans. Les roulettes semblent garantir un meilleur fonctionnement à long terme : l’abri, dont la structure travaille avec le temps, n’est pas prisonnier des rails, et les roulettes ne sont pas gênées par les aspérités de la plage et les mouvements de terrain, à condition qu’elles aient un diamètre de 6 cm au minimum.
Si vous optez pour des rails, ceux-ci doivent être parfaitement plats, pour éviter les coupures, et bien adaptés à la plage : il faut compenser les irrégularités du sol au moment de la pose afin que le coulissement soit fluide. Les rails extraplats des abris Sesame sont ainsi équipés de bandes en caoutchouc qui absorbent les différences de niveaux et sont dotées d’un système antiarrachement. Une personne peut manipuler seule ces éléments. Abridéal propose des abris avec un seul rail, utile lorsqu’un côté de la plage est particulièrement étroit.

Des modules relevables

Le choix entre roulettes et rails a son importance, car un modèle sur rails ne sera jamais complètement amovible. Toujours proposée en abris bas – les installations les plus économiques –, la version amovible peut se relever d’un côté pour protéger les baigneurs du vent ou de la vue d’un voisin indiscret. Il est possible de l’ôter complètement (il suffit d’enlever quelques vis), à condition d’être à deux, car il faut soulever les modules un par un, de part et d’autre de la piscine. Ces abris sont fournis avec des béquilles pour caler les modules lorsque ceux-ci sont relevés. Vous pouvez opter pour des béquilles à vérin. Elles sont plus faciles à manipuler, le module s’ouvrant alors comme le coffre d’une voiture, mais restent en permanence devant l’abri, ce qui n’est pas très beau. De plus, elles reviennent assez cher car il faut multiplier leur prix par le nombre de modules. Abrisud propose une béquille de levage électrique, qui soulève le module comme un treuil. Il suffit ensuite de mettre en place les petites béquilles fournies avec l’abri.
Les abris semi-coulissants sont un peu plus chers que les relevables. Les modules, qui glissent les uns sous les autres, comme un tiroir, permettent de découvrir partiellement la piscine. Ils peuvent aussi se relever et, lorsqu’ils sont sur roulettes, être totalement démontés, sauf s’ils sont motorisés. L’abri télescopique, ou gigogne, coulisse entièrement et permet de découvrir complètement la piscine, à condition qu’il y ait suffisamment de dégagement sur les plages.

La bonne hauteur

Principal inconvénient des abris bas, ils n’offrent pas la possibilité de s’y tenir debout, et donc de s’y changer. Si la piscine est un peu éloignée de la maison, il faut parcourir quelques mètres en peignoir, ce que les frileux n’apprécieront guère, notamment en intersaison. Pour remédier à cet inconvénient, on peut se tourner soit vers un abri intermédiaire (il est possible d’y entrer debout d’un côté, mais pas de l’autre), soit vers un abri haut – comptez alors 20 000 €, contre moins de 3 000 € pour certains abris bas. Ces installations existent en différentes versions : à ouverture centrale, abri gigogne (l’élément le plus bas coulisse sous le plus haut) ou gigogne inversé (du plus grand vers le plus petit). Les fabricants ont conçu des abris adossés à installer lorsque la piscine est construite à côté de l’habitation : des rails dans lesquels coulissent les modules sont posés sur le mur de la maison. L’étanchéité au niveau du raccordement entre les deux ouvrages doit être soignée. Le rail de Rénoval fait office de chéneau et récupère les eaux de pluie.
Il est possible d’ouvrir certains abris de piscine en partie supérieure en intégrant des fenêtres ou des parois qui coulissent sous le toit des modèles cintrés. Le bas reste ainsi fermé pour empêcher l’accès aux enfants. Citons les nouveaux modèles d’Abrisud ou l’abri quatre en un de Rénoval, doté d’un système d’ouverture à guillotine, dont la partie en soubassement fait office de garde-corps.

Ouverture motorisée

La motorisation est intéressante sur les abris hauts. Le module qui entraîne les autres est relié de chaque côté à un moteur (un maître et un esclave), piloté par une télécommande. Les moteurs peuvent être raccordés sur secteur, à côté du local technique avec un transformateur en basse tension. Si la terrasse n’est pas encore faite, il est facile de creuser une tranchée pour passer les câbles. Sinon, mieux vaut opter pour une alimentation par un panneau solaire. Si la piscine est traitée au sel, il est plus prudent de placer les moteurs à l’extérieur. Un traitement au chlore ne pose, en revanche, pas de problème. Une motorisation revient à 5 000 € environ.


Mots-clés :

PISCINE , PRIX




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