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PEA, associez les meilleurs fonds de votre banque

PEA, associez les meilleurs fonds de votre banque
Avril 2011
Le Particulier n° 1060, article complet.
Auteur : FERRON (Aurélien)

Le plan d’épargne en actions (PEA) est l’enveloppe fiscale idéale pour investir en Bourse. S’il convient de rester prudent, le moment est sans doute bien choisi pour y revenir. Voici notre sélection pour tenter de dynamiser votre PEA, banque par banque.

Epargné par l’alourdissement de la fiscalité de l’épargne au 1er janvier dernier (voir le n° 1056 du Particulier, p. 40), le plan d’épargne en actions (PEA) redevient l’enveloppe fiscale de référence pour investir en actions. D’autant que ce produit devrait également échapper au tour de vis sur la fiscalité du patrimoine promis pour cette année par le gouvernement. Ses atouts sont nombreux. Tant qu’il ne procède à aucun retrait, le détenteur d’un PEA est libre de vendre puis de racheter des titres, en dehors de toute fiscalité, les arbitrages ne déclenchant, en effet, aucune taxation. S’il patiente 5 ans avant de retirer une partie des sommes investies, les gains réalisés sont exonérés d’impôt (mais pas de prélèvements sociaux, voir encadré p. 26). Mais pour bénéficier de souplesse, il faut tout de même attendre 8 ans après la date d’ouverture du plan. Avant cette échéance, tout retrait entraîne la clôture du PEA. Au-delà de 8 ans, l’investisseur peut retirer une partie des sommes placées, tout en laissant fructifier le solde (mais il ne peut plus procéder à de nouveaux versements). Depuis l’arrêt de la commercialisation des plans d’épargne populaire, en 2003, le PEA est la dernière enveloppe fiscale permettant de convertir son capital en rente viagère exonérée d’impôt sur le revenu. Seuls sont alors dus les prélèvements sociaux, sur une fraction de la rente perçue. En contrepartie de ces avantages, les investisseurs doivent se plier à certaines contraintes. Il n’est possible de posséder qu’un seul PEA (deux pour un couple, mais il est interdit d’en ouvrir un pour un enfant mineur ou majeur rattaché à son foyer fiscal). Les versements sont plafonnés à 132 000 €. Surtout, les titulaires d’un plan ne peuvent y loger que des actions de sociétés européennes, islandaises ou norvégiennes, ou des OPCVM – organismes de placements collectifs en valeurs mobilières, nom générique des Sicav et fonds commun de placement – détenant au moins 75 % d’actions de ce type. Enfin, s’il est possible de transférer son PEA d’une banque à une autre pour conserver son antériorité fiscale, la démarche est relativement onéreuse. Comptez de 5 à 15 € par ligne détenue auxquels s’ajoute parfois un forfait de 60 à 80 €. Soit de 50 à plus de 150 € de frais de transfert, selon les banques, pour un PEA de 10 lignes différentes.

Optimisez votre PEA avec des portefeuilles clés en main

Reste à trouver les meilleurs supports à loger dans votre plan pour valoriser durablement votre épargne. Si vous avez le temps, l’envie et les capacités de suivre de près l’évolution des marchés boursiers, vous pouvez investir directement en actions de sociétés européennes, en vous forgeant votre propre conviction ou en suivant les conseils de la presse financière. Il faut toutefois être suffisamment réactif pour réaliser les bons arbitrages en cas de fluctuation de la Bourse. L’autre possibilité est de privilégier les OPCVM. Cette fois, un professionnel s’occupera de gérer votre investissement. Mais le choix est vaste. Près de 2 000 fonds commercialisés en France sont éligibles au PEA. Vous pouvez alors être tenté de faire confiance aux fonds distribués par votre banque, notamment ceux destinés au grand public. Mais tous ne se valent pas. C’est pourquoi nous vous proposons, dans les pages suivantes, des portefeuilles clés en main qu’il est possible de reproduire pour quelques centaines d’euros d’investissement dans les 9 principaux réseaux bancaires. Sauf exceptions (HSBC, La Banque postale et LCL), ils peuvent aussi être constitués via les systèmes de versements programmés (Plan d’épargne boursière au Crédit agricole, Déclic Bourse à la Société générale…) dont le minimum est compris entre 15 et 75 € par mois. Ces portefeuilles sont exclusivement composés d’OPCVM gérés par les banques. Chaque fonds étant constitué de dizaines, voire de centaines de titres différents, cette solution permet de mutualiser les risques. Elle est également bon marché. Une banque ne demande jamais de frais de courtage ni de droits de garde aux détenteurs d’OPCVM « maison ». Ne seront facturés que les droits d’entrée, de 2 à 4 % (déduits des sommes investies), propres à chaque fonds, et d’éventuels frais de tenue de compte, de 10 à 20 € par an.

Éviter les fonds sectoriels et monétaires

Pour vous proposer ces différents portefeuilles d’actifs, nous avons fait appel à la société Quantalys spécialisée dans l’analyse et la construction de portefeuilles d’OPCVM (voir p. 27). Tous sont investis à 60 % en actions européennes et à 40 % en actions françaises dont, en fonction de l’offre disponible, 80 % d’actions de grandes entreprises et 20 % de PME. Une allocation « efficiente », selon Quantalys, car permettant de viser la performance la plus élevée à moindre risque. Selon ses calculs, ces portefeuilles ont 95 % de chances d’afficher au bout de 8 ans une évolution comprise entre – 19 % et + 287 % avec, dans 5 % des cas, la possibilité de grimper ou de chuter davantage. Notez que n’y figure aucun des fonds dits « sectoriels » couramment proposés par les banques. Ces OPCVM très ciblés (car investis dans des actions liées à l’immobilier ou aux nouvelles technologies, par exemple) font souvent courir à l’investisseur un risque supérieur à celui de fonds diversifiés, sans nécessairement être plus rentables. Alors que, sur le long terme, les fonds investis en actions françaises ou européennes rapportent, en moyenne, de 8 à 9 % par an pour un risque proche de 16 % (il se mesure par la volatilité, c’est-à-dire l’ampleur de la variation du cours du fonds constatée chaque année), ceux placés dans des valeurs financières, industrielles ou liées aux matières premières présentent un risque supérieur (jusqu’à 23 % de volatilité annuelle) pour des rentabilités inférieures à 7 % par an. Un fonds sectoriel nécessite donc davantage de suivi et de convictions de la part de l’épargnant. Ne figurent pas non plus dans nos portefeuilles les fonds monétaires – sans risque – proposés dans le cadre d’un PEA par la quasi-totalité des banques (à l’exception d’HSBC). Peu rentables (+ 0,20 %, en moyenne, sur 1 an), ces fonds ne doivent être souscrits que de manière temporaire, en attendant de trouver des offres plus attractives.

Accéder aux meilleurs fonds avec les courtiers en ligne

Mais ce n’est pas dans une banque classique que l’on peut se constituer le portefeuille le plus performant. Parmi les 10 à 30 OPCVM proposés par chaque banque à la clientèle grand public, la plupart sont des produits simples, dont la performance suit peu ou prou les indices boursiers (le CAC 40 pour un fonds d’actions de grandes entreprises françaises, l’Eurostoxx 50 pour son équivalent à l’échelle de la zone euro…). Ce qui n’empêche pas certains d’être de bonne facture, comme Amundi Sélect France (vendu par le Crédit agricole et LCL), Ulysse (La Banque postale) deux fonds investis sur le marché français, ou HSBC actions Europe (HSBC). Mais si vous ne souhaitez pas vous contenter des produits distribués par votre banque, nous vous proposons un portefeuille composé d’OPCVM parmi les plus performants du marché, quelle que soit la société de gestion (voir p. 33). Cette solution, séduisante, nécessite, en revanche, d’ouvrir (ou de transférer) un PEA chez un courtier en ligne spécialisé, comme Boursorama, Cortal Consors, Fortuneo ou Sicavonline. Vous profiterez alors de droits d’entrée avantageux, souvent inférieurs à 2 %, sans frais de courtage ni droits de garde (sauf chez Cortal Consors et Sicavonline). Nous vous déconseillons, en revanche, de reproduire ce portefeuille dans le cadre d’un PEA ouvert au sein d’une banque traditionnelle. Y acheter des fonds gérés par la concurrence coûte, en effet, excessivement cher. En plus des droits d’entrée, seront facturés, à chaque achat, des frais de transaction compris entre 20 et 40 € et, chaque année, des droits de garde d’un montant variable selon les banques. Il faut tout de même compter autour de 100 € par an pour un portefeuille de 20 000 € composé de 10 titres différents.

Repousser les frontières du PEA grâce aux trackers

Dernière solution pour dynamiser son PEA : miser sur des trackers, des fonds cotés en continu et destinés à reproduire l’évolution d’indices boursiers (près de 200 sont éligibles au PEA). Ils permettent de s’affranchir des contraintes géographiques et d’investir dans des actions du monde entier. « Le gérant du tracker investit effectivement dans des actions françaises et européennes, respectant ainsi les critères du PEA, puis échange auprès d’une ou de plusieurs banques la performance de son fonds avec celle de l’indice qu’il souhaite répliquer », explique Olivier Gentier, responsable vente et marketing France, de Lyxor ETF. Pour diversifier un PEA composé d’actions européennes, il est ainsi possible d’acheter un tracker orienté sur les marchés internationaux hors Europe (comme Amundi ETF MSCI World Ex-Europe, FR0010756122) et un autre sur les marchés émergents (Lyxor ETF MSCI Emerging Markets, FR0010429068), ou de reproduire le portefeuille présenté page 33. Le coût se résume aux frais de courtage facturés par la banque ou le courtier en ligne (environ 0,50 % de la somme investie) et aux droits de garde des trackers dans le PEA (autour de 0,25 % de l’encours par an). Avant de se lancer, il faut cependant être prêt à immobiliser son argent plusieurs années en sachant qu’il n’est jamais certain de retrouver l’intégralité des sommes. Mais avec un CAC 40 proche de 4 000 points (loin des sommets atteints en septembre 2000 – près de 7 000 points – ou en juin 2007 – plus de 6 000) la marge de progression de la Bourse est réelle.
Aurélien Ferron


Mots-clés :

COURTIER EN LIGNE , OPCVM , PEA , PLACEMENT BOURSIER , PLAN D'EPARGNE EN ACTIONS , PLUS-VALUE MOBILIERE , TRACKER




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