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Marché immobilier : L'activité ralentirait sauf sur les marchés cotés

Marché immobilier : L'activité ralentirait sauf sur les marchés cotés
Mars 2011
Le Particulier Immo n° 273, article complet.

Volumes de transactions et prix en hausse, l’année 2010 s’est avérée plutôt dynamique, tant dans l’ancien que dans le neuf. Il n’est pas sûr que cette tendance se maintienne tout au long de 2011. Explications.

Le premier trimestre 2011 devait servir de test, après une année 2010 placée sous le signe d’une timide reprise. Et selon les notaires de France, désormais en mesure d’observer les avant-contrats de vente, ce début d’année tient ses promesses : le prix de vente moyen d’un bien immobilier ancien à Paris devrait dépasser les 8 000 €/m2 contre 7 030 €/m2 au 1er octobre 2010, soit une progression, si elle se confirme, de plus de 14 % ! Ce dynamisme est également relevé en province, Bordeaux et Rennes se trouvant plutôt en haut de la fourchette, avec un prix en hausse de 15 % sur un an. Nantes et Lyon devraient voir leurs prix augmenter de 5 % à 10 % en moyenne. Lille  et Toulouse, cependant, devraient connaître des hausses plus limitées, inférieures à 5 %.

Des taux élevés tariraient l’offre

Pour autant, les notaires anticipent un ralentissement de l’activité au second semestre 2011. Plusieurs raisons sont avancées. Il y aurait la hausse déjà amorcée ­– des taux d’intérêts, l’approche de l’élection présidentielle toujours perturbatrice pour le marché immobilier et, plus sûrement encore, la réforme de la fiscalité du patrimoine. Celle-ci devrait aboutir à la modification des règles fiscales applicables aux mutations immobilières, concernant tant l’immobilier résidentiel (résidence principale ou secondaire) que l’immobilier locatif. Bien qu’estimée nécessaire par tous, la hausse aurait pour conséquence, dans un premier temps, de bloquer certains vendeurs et d’entraîner une diminution temporaire des mises sur le marché, suivie de tensions sur les prix.
L’impact de ce ralentissement de l’activité sur les prix ? Ces derniers devraient cependant s’avérer contrastés, le marché immobilier ayant perdu l’homogénéité qui le caractérisait ces dix dernières années. Seuls les micromarchés de Paris intra-muros et des quartiers historiques des grandes villes dynamiques de province, comme Lyon, Nantes, Bordeaux ou Montpellier, verront sans doute leurs valeurs évoluer encore au-delà de 10 %.
Même constat en ce qui concerne le neuf. Le secteur devrait faire preuve de dynamisme en 2011, mais il risque de ne pas se montrer aussi tonique qu’en 2010, du fait du verdissement du dispositif Scellier et du rabotage de 10 % de l’avantage fiscal. Toutefois, le prêt à taux zéro + (PTZ +), en vigueur depuis le 1er janvier dernier, devrait soutenir la promotion immobilière. Une bonne nouvelle pour les accédants à la propriété : le marché, jusqu’ici animé en majorité par les investisseurs devrait se rééquilibrer à leur profit. L’insuffisance de l’offre, liée principalement aux difficultés rencontrées par les promoteurs constructeurs pour mobiliser du foncier, demeure toutefois un problème majeur. Au deuxième semestre 2010, déjà, les mises en vente avaient reculé par rapport à celles du semestre précédent. « À la fin 2010, l’offre commerciale a baissé de 14 %. Elle ne représentait plus que 4,6 mois de ventes », de l’aveu des promoteurs. 


Mots-clés :

ACCESSION A LA PROPRIETE , ACHAT-VENTE , MARCHE IMMOBILIER , MONTAGNE , PROVINCE




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