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Trois procédés pour obtenir... un béton décoratif

Mars 2011
Le Particulier Pratique n° 366, article complet.
Auteur : MARTIN (Claire)
  • Une chape durcie et colorée ;
  • Un mortier fin lissé ;
  • Un talochage manuel.

Le béton de construction est un mélange de granulats ou de graviers, de ciment, de sable et d’eau. Rien à voir avec le béton ciré, dénomination largement employée, mais erronée, qu’il convient de remplacer par béton décoratif ou sol à effet béton.

Une chape durcie et colorée

Ce béton décoratif peut être, à la base, du béton standard coulé en dalle (de 10 cm d’épaisseur environ) ou en chape (de 4 à 8 cm), puis recouvert d’un durcisseur coloré et d’un produit de cure, destiné à empêcher l’évaporation de l’eau du béton, source de fissures. Ce produit doit, en effet, sécher lentement, en une dizaine de jours.
Prévoir, au préalable, des joints de répartition pour diviser la surface en morceaux de 25 à 50 m2, voire moins dans le cas où la forme de la pièce est tarabiscotée, évite tout risque de fissures. Les angles sortants, comme ceux d’un îlot central dans une cuisine, doivent également être prolongés par des joints. Après avoir lavé minutieusement le sol, on applique un fixateur. La dernière étape consiste à passer plusieurs couches de cire.

Un mortier fin lissé

Pour obtenir un revêtement en béton ciré, on peut aussi utiliser soit un mortier fin, ou mortier millimétrique, sur une couche d’une épaisseur de 2 mm au minimum, soit un mortier coulé autolissant sur une épaisseur de 5 à 8 mm. Ces options ont l’avantage d’être moins lourdes à mettre en œuvre qu’une chape puisque le produit se répartit de lui-même. De plus, elles n’imposent pas de raboter le bas des portes. En rénovation, elles permettent de recouvrir un ancien carrelage, à condition qu’il soit en bon état, ou un parquet, après ragréage. Notez, enfin, que la présence de résines dans la composition de certains mortiers donne une plasticité suffisante pour se passer de joints.
Lissé au moyen d’une raclette à bout carré, le mortier millimétrique présente un effet ridé plus ou moins prononcé, alors que le mortier autolissant offre un rendu plus fondu. Contrairement à ce dernier, il peut même s’appliquer sur un plancher en aggloméré ou en médium.

Un talochage manuel

La troisième possibilité consiste à talocher manuellement le sol, sur ragréage ou sur chape – en recouvrement d’un carrelage, il faut prévoir 5 mm d’épaisseur. Ce procédé, qui exige plusieurs passages, donne un revêtement très naturel, visuellement et au toucher. Chaque couche est plus ou moins travaillée selon que l’on souhaite obtenir un sol très rustique ou plus lisse, avec toujours un rendu authentique, qui est la véritable spécificité du talochage. Cette technique impose une mise en œuvre plus longue que le mortier autolissant compte tenu du temps nécessaire aux différentes étapes de séchage. 


Mots-clés :

ARTISAN , REVETEMENT DE SOL , TRAVAUX




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