Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Immobilier > Investissement locatif > FIP et FCPI, misez sur le développement de PME prometteuses

FIP et FCPI, misez sur le développement de PME prometteuses

Novembre 2010
Le Particulier n° 1054, article complet.
Auteurs : BOCCARA (Laurence), DELLILE (Olivier), SCHMIDIGER (Frédérique)

Nature des avantages : réduction d’impôt sur le revenu, soumise au plafonnement global des niches fiscales, et réduction d’ISF *. Description du dispositif : investir par l’intermédiaire d’un fonds dans des PME non cotées, soit innovantes (FCPI), soit régionales (FIP). Plafond d’investissement : 24 000 € pour un couple (12 000 €/an pour un célibataire) investis en FCPI et en FIP. ISF : 40 000 €/an. Avantage fiscal maximum : impôt sur le revenu : 25 %, soit au plus 6 000 € pour un couple (3 000 € pour un célibataire) en FCPI, et autant en FIP. ISF : 50 %, soit au maximum 20 000 €. Rentabilité attendue : de 40 % à 50 % brut à échéance. Niveau de risque : moyen.

* La part du versement qui ne bénéficie pas de cet avantage fiscal ouvre droit à la réduction d’impôt sur le revenu.

Vous recherchez un compromis entre intérêt fiscal et espoir de gains élevés ? Si vous acceptez le risque de perdre une partie de votre capital (voir encadré p. 41), les Fonds d’investissement de proximité (FIP) et les Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) permettent de diversifier votre patrimoine et d’obtenir une réduction de l’impôt sur le revenu et/ou de l’impôt de solidarité sur la fortune, sous réserve de conserver vos parts au moins 5 ans. Attention, en pratique, ces produits sont conçus pour une durée de 7 à 10 ans sans possibilité de sortie anticipée (sauf décès, invalidité...).
Lancés en 1997, les FCPI prennent des participations dans des petites et moyennes entreprises non cotées en Bourse (ou cotées sur un marché non réglementé comme Alternext) et consacrant une part importante de leur chiffre d’affaires à la recherche et au développement (au moins à hauteur de 60 % de l’actif). Le solde est placé dans des Sicav ou des fonds classiques investis sur les marchés obligataires, monétaires ou actions. Créés en 2003, les FIP sont bâtis sur le même modèle mais la part de 60 % de PME non cotées est consacrée à l’investissement régional au sein de quatre régions frontalières. En contrepartie du risque à investir au capital d’entreprises non cotées et parfois jeunes, le souscripteur bénéficie, l’année de souscription, d’une réduction d’impôt égale à 25 % de son investissement (plafonné, voir encadré ci-dessus). Le projet de loi de finances pour 2011 prévoit de diminuer ce taux à 22 % l’an prochain, et d’écarter les investissements dans les activités immobilières ou financières, et dans l’énergie photovoltaïque.
Outre cet avantage fiscal immédiat, le souscripteur peut espérer une forte plus-value à l’échéance. Les meilleurs FCPI arrivés à terme ont doublé leur capital à l’échéance en tenant compte de l’avantage fiscal (+ 145 % de plus-value pour A Plus Innovation 1, + 82,98 % pour Banque populaire Innovation 2). Mais il faut vous armer de patience avant de connaître le potentiel à long terme de vos fonds. Si le gérant a l’obligation d’intégrer les dépréciations d’actifs dans la valorisation du fonds, les plus-values enregistrées ne sont comptabilisées qu’à l’échéance du fonds, soit de 6 à 12 ans plus tard. Cette plus-value éventuelle à la sortie est exonérée. Seuls les prélèvements sociaux seront dus, soit 12,1 % actuellement, et vraisemblablement 12,3 % à compter de 2011.

Des frais élevés, qui peuvent compromettre la rentabilité

Accessibles entre 500 et 3 000 €, les parts de FIP et de FCPI prélèvent de 3 à 5 % de frais d’entrée. Les autres frais récurrents (frais de gestion annuels…) sont, par ailleurs, assez élevés, réduisant d’autant les performances des fonds. Un récent rapport de l’Inspection générale des finances sur les fonds ouvrant droit à la réduction ISF a évalué à 38 % de l’investissement initial le montant total des frais prélevés sur une durée de 8 ans. Le gouvernement a annoncé des mesures pour améliorer l’information annuelle des souscripteurs sur le poids de ces frais.
Quelques banques à réseau, comme les Banques populaires, le Crédit agricole ou le CIC, proposent des produits maison. Vous pouvez aussi passer par des conseillers en gestion de patrimoine indépendants, qui offrent un choix plus varié, ou souscrire via des plates-formes de courtage sur internet avec des frais d’entrée réduits (best-fcpi.com, haussmann-patrimoine.fr, mes-fcpi.fr, meilleursfcpi.com). Privilégiez les fonds de sociétés expérimentées et une bonne diversification des secteurs. Pour jouer pleinement la carte du non-coté, optez pour les fonds qui proposent jusqu’à 80 % et plus d’investissements en direct dans des PME (voir notre sélection ci-dessus).


Mots-clés :

DEDUCTION FISCALE , DEFISCALISATION , DOM-TOM , FCP , FIP , FONDS D'INVESTISSEMENT DE PROXIMITE , GIRARDIN




Outils pratiques :

Bannière Choix patrimoniaux

Préparer votre retraite
Faites appel à un expert pour anticiper et compléter vos futurs revenus

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière e-Particulier