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Bien étudier l’ existant... pour choisir le bon procédé

Septembre 2010
Le Particulier Pratique n° 360, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)

Évaluer la faisabilité technique. Recourir à un maître d’œuvre. Penser aux aménagements ultérieurs.

Il n’est pas toujours possible de s’agrandir. Des obstacles d’ordre technique ou administratif peuvent obliger à reconsidérer le projet initial. Mieux vaut, avant tout, vous renseigner en mairie sur les règles d’urbanisme, consulter le plan d’occupation des sols (POS) ou le plan local d’urbanisme (PLU). Informez-vous également des limites (en surface, en hauteur…)   et des vues (si la future construction arrive en bordure de parcelle, par exemple) autorisées.

Évaluer la faisabilité technique

Les contraintes techniques du site doivent être intégrées au projet dès la conception. Elles entraînent parfois des surcoûts qui peuvent être rédhibitoires. Examinez la portance du sol et assurez-vous qu’il peut supporter le poids du nouveau bâtiment. Dans un sol meuble (zone de marne, par exemple), il faudra faire des fondations particulières ou aller chercher le bon sol très loin, à 10 ou 20 m de profondeur. Pour les extensions latérales, il suffit d’alléger au maximum la charge que l’on va rapporter à la structure de la maison existante. Dans le cas d’une surélévation, étudiez bien l’existant, la structure des murs et des fondations sur lesquels va reposer la partie nouvelle. Il est conseillé de confier cette tâche à un bureau d’études techniques (BET). Enfin, vérifiez les accès : traverser la maison pour apporter les matériaux grève le coût du chantier.

Recueillir les autorisations

administratives. Après avoir finalisé votre projet, vous devrez recueillir les autorisations administratives. Une simple déclaration de travaux préalable suffit pour un agrandissement jusqu’à 20 m2 de la surface hors œuvre brute (Shob). Au-delà, il faut un permis de construire. Une fois obtenu, vous devez laisser passer le délai de recours des tiers, c’est-à-dire 2 mois durant lesquels vos voisins peuvent se manifester s’ils estiment être lésés par la perte d’une vue ou de l’ensoleillement. Le tout peut prendre jusqu’à 6 mois si votre maison se trouve sur un site classé.
Dans certains cas d’extension, une étude du sol est nécessaire. Le géologue qui la réalise préconisera les fondations et le système de construction adaptés au terrain. Bien que coûteuse (entre 2 000 et 3 000 €), cette démarche vous évitera bien des déconvenues ; par exemple, des fissurations sur un sol argileux.
Entrez dans le détail du chantier le plus tôt possible. Les extensions réservent toujours des surprises : chaînages manquant dans les murs des façades, charpente pourrie sous les tuiles déposées à l’endroit de la liaison avec la toiture… Il faut adapter tous les angles, car ceux de la construction existante sont rarement droits, la verticalité des murs n’est pas assurée non plus. “C’est de la haute couture, tout est fait sur mesure”, précise Pascale Mira, architecte DPLG en région parisienne.

Recourir à un maître d’œuvre

Pour ce genre de projet, il est donc plus prudent de passer par un maître d’œuvre. Ses honoraires seront partiellement compensés par la négociation du coût des interventions des autres corps de métiers. Il prendra en main la gestion du chantier et évitera que le planning ne dérape. Enfin, l’assurance décennale de ce professionnel peut entrer en jeu en cas de désordre ultérieur dont l’origine serait inconnue.

Des solutions clés en main

Camif habitat propose des solutions clés en main. Les architectes du réseau réalisent une étude avant travaux pour estimer la faisabilité technique et financière du projet, ainsi que le coût du chantier. Une fois les ­autorisations administratives obtenues, le planning est défini (contact des entreprises, commande des produits). Camif habitat établit le déroulement des travaux jusqu’à un an avant le début du chantier. “Mieux vaut passer du temps en phase d’étude pour tout caler en amont, avant le descriptif définitif, car cela peut avoir des répercussions sur le planning et le coût”, explique Pierre-Alain Texier, un responsable technique de l’enseigne. Certains clients ne demandent que la réalisation du clos et du couvert (murs, toit, fenêtres) ; or, si l’on construit une dalle sur terre-plein, le passage des écoulements et les alimentations en eau doivent être réalisés en même temps que le gros œuvre.

Penser aux aménagements ultérieurs

Voici quelques questions à vous poser avant d’entreprendre les travaux. Si l’extension est destinée à devenir une cuisine, déterminez, le plus en amont possible, le plan, l’emplacement des ouvertures. Vous devez également savoir où faire passer les réseaux et prévoir l’isolation (pour être conforme à la réglementation thermique 2005), qui va grignoter l’espace gagné. Une isolation thermique par l’extérieur (ITE) peut être une solution intéressante.

Bien étudier le système de chauffage

Si vous gardez l’ancienne chaudière, sera-t-elle suffisamment puissante pour chauffer tout l’espace de la nouvelle surface ? Si oui, pensez au passage des réseaux d’alimentation. Si la nouvelle surface comprend un plancher chauffant à basse température et si vous disposez d’une chaudière à combustion à haute température (fioul, gaz, bois), il faudra créer deux réseaux d’alimentation distincts avec une vanne de régulation, ce qui est plus complexe sur le plan technique et engendre un coût supplémentaire.
Si l’extension est bien isolée et ne nécessite que très peu de chauffage, un système électrique peut être satisfaisant (câble chauffant électrique dans le sol ou convecteurs rayonnants). Dans ce cas, ne lésinez pas sur l’épaisseur de l’isolation, investissez dans des fenêtres de qualité et adaptez en conséquence l’épaisseur des tapées de doublage des menuiseries (cadre dont l’épaisseur varie en fonction de celle du doublage pour que la fenêtre soit dans le plan de la cloison).
Un poêle à bois peut être une autre possibilité ; prévoyez alors un conduit de fumée. Si l’extension dispose de belles ouvertures sur l’existant, ce poêle pourra servir de chauffage d’appoint pour cette partie. Un foyer fermé associé à un système de distribution d’air chaud (avec un réseau de gaines et un extracteur d’air chaud placé dans les combles) pourra également remplir cette fonction.


Mots-clés :

GROS OEUVRE , MAISON INDIVIDUELLE , TRAVAUX




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