Administrateur (expert Le Particulier) le 25 May 2012 à 16:20
Sauf décision contraire des assemblées générales des copropriétés à la majorité absolue, la loi du 10 juillet 1965 exige que les syndics ouvrent un compte bancaire dit séparé, au nom de chaque immeuble qu'ils gèrent afin d'y verser les charges et avances de trésoreries d'un quart du budget annuel. Si ces sommes sont placées, le produit financier ne revient qu'au syndicat de copropriétaires et pas au gestionnaire. Or, certaines banques proposent aux syndics de domicilier ces comptes chez elles et d'ouvrir autant d'autres comptes, dit "reflet" ou "miroir", qu'elles alimentent elles-mêmes, d'un montant équivalent, et dont le produit financier profitera au syndic,
Ce système permet de contourner une interdiction légale et procurer au gérant le même avantage que si la copropriété opte pour un compte dit unique, au nom du gestionnaire. Dans ce cas, il touche les dividendes, à charge pour lui de pouvoir, à tout moment, rembourser les sommes qui appartiennent aux copropriétaires.